Cours

La nuit où le ver Morris réveilla Internet Publié le 28 septembre 2026

Une histoire inspirée du ver Morris, diffusé sur Internet en novembre 1988.

Octonode

Un réseau encore jeune

En novembre 1988, Internet n'est pas encore le grand océan que l'on connaît. C'est plutôt un archipel de machines universitaires, de laboratoires, de chercheurs et d'administrateurs qui se connaissent souvent de nom. Octonode aime ce monde : les connexions sont moins nombreuses, mais chaque câble ressemble à un pont précieux.

Tatouki

Le programme qui se recopiait trop bien

Puis un programme commence à se propager. Il cherche d'autres machines, essaie d'y entrer, se recopie. L'idée n'est pas nouvelle dans l'imaginaire informatique, mais cette fois le réseau réel tousse. Tatouki bondit : Un ver ! Pas un virus qui attend dans un fichier, un ver qui voyage ! Le problème, c'est qu'il voyage trop bien.

T.A.R.D.-X

T.A.R.D.-X compte les dégâts

T.A.R.D.-X arrive avec son carnet des catastrophes. Des machines ralentissent, certaines deviennent presque inutilisables. Le programme n'avait pas besoin de détruire les fichiers pour provoquer une crise : il suffisait qu'il se multiplie, consomme des ressources et oblige les humains à courir derrière lui. Dans le carnet, T.A.R.D.-X écrit : robustesse insuffisante face à surprise nocturne.

Corbonographe

Corbonographe remonte la piste

Corbonographe refuse les rumeurs faciles. Qui a vu quoi ? Quel système est touché ? Par quel chemin le programme est-il passé ? Il faut comparer les traces, prévenir les autres, comprendre avant d'accuser n'importe qui. Dans une crise, la vérification devient aussi importante que la réparation.

Systémir

Après la panique, une nouvelle habitude

L'épisode du ver Morris marque les esprits. Il montre qu'un réseau partagé a besoin de réflexes partagés : alerter, coordonner, corriger, apprendre. Des équipes de réponse aux incidents se structurent ensuite, notamment autour du CERT/CC. Systémir ferme enfin quelques portes, Tatouki range ses clés, Octonode surveille les chemins. Platypuce conclut : ce soir-là, Internet a appris qu'être connecté, c'est aussi être responsable ensemble.